lundi 31 août 2009

Explosion dans une raffinerie.


Le website PajamasMedia révèle qu'une forte explosion s'est produite dans le milieu de la nuit du 14 Août à 1h30 sur l'énorme complexe pétrochimique de Bandar Assaluyeh, la plus importante raffinerie d'Iran et la seconde du Moyen-Orient.
L'explosion qui s'est produite sur des conduites de gaz propane a provoqué un incendie qui s'est propagé à toute l'installation. Ce n'est qu'après trois heures de lutte que l'incendie a pu être maîtrisé. Au moins deux personnes ont été tuées, bien qu'à cette heure, le personnel était réduit et au moins 30% des installations ont été totalement détruites. Le complexe a été totalement fermé pour un ou deux mois.
Il est très probable que cet accident soit un acte de sabotage par les ennemis du régime déclare PajamasMedia. Les effet ont été ressentis jusqu'à Téhéran. Le chronique manque d'essence a nécessité qu'un grand nombre des 3500 bus et des milliers de taxis soient convertis au GPL.
(Source : pajamasmedia)

Deuxième journée d'examen du cabinet ministériel proposé par Ahmadinejad au Parlement qui doit examiner dix des vingt et un ministrables qui doivent soutenir eux-même leur candidature devant les députés.

Les réformateurs se sont élevés contre l'apparition hier au Parlement d'Ahmadinejad accompagné de garde du corps armés, rappelant que le port d'armes à l'intérieur du Parlement est illégal.
Le député conservateur Tavakoli, proche des frères Larijani, a contesté la légitimité d'Ahmadinejad.

Les critiques portent toujours sur l'inexpérience des candidats et les lacunes en matière de politique économique du gouvernement. "Que se passe-t-il pour qu'au lieu de choisir des gens compétents et forts à la tête des ministères, on propose des gens qui n'ont pas le niveau?", s'est indigné Ali Abbaspour, le président de la Commission de l'Education au Parlement à propos de Soussan Keshavarz, l'une des trois femmes proposées par Ahmadinejad. "Si à la demande du président, on vote la confiance, nous serons obligés de voter ensuite une motion de défiance. Nous avons besoin de ministres forts. Ce n'est pas une question de sexe. Si le président propose des ministres forts, quand bien même il s'agisse de femmes, les hommes rentreront à la maison. Il n'y a pas de problème", a-t-il poursuivi.
L'intervention du président de la Commission de l'Education contre la ministre pressentie laisse en principe peu de chances pour qu'elle puisse obtenir la confiance du Parlement. Soussan Keshavarz a expliqué pour sa défense qu'elle avait été élevée dans une famille religieuse et avait participé aux manifestations lors de la révolution islamique de 1979.

Des religieux conservateurs sont intervenus ces derniers jours pour dénoncer l'arrivée de femmes au gouvernement, ce qui constituerait une première dans l'Histoire de la république islamique. "L'islam respecte la femme. Mais cela ne veut pas dire qu'on doit leur laisser des positions sociales importantes", a ainsi estimé dimanche l'ayatollah Ahmad Khatami, un religieux conservateur, un des imams de la prière du vendredi à Téhéran qui il y a quelques semaines avait demandé que les manifestants soient exécutés et leurs dirigeants réformateurs traduits au Tribunal.

(Source : Agence France Presse)

Vali Esmaili a déclaré que les membres de la majorité conservatrice du parlement avaient été "convaincus par les aptitudes et les programmes" présentés par Massoud Mirkazemi, nommé par Mahmoud Ahmadinejad en remplacement de Gholamhossein Nozari. "Il y a une forte probabilité qu'il obtienne un vote de confiance", a-t-il déclaré, "La gestion traditionnelle du ministère du Pétrole a besoin de changements indispensables et Mirkazemi est capable de mener une tâche de cette ampleur."

(Source : Reuters)

Le Parlement doit voter mercredi sur chacun des 21 ministres proposés par le président iranien.

dimanche 30 août 2009

Manifestation à l'appel des Réformateurs.

Des manifestants se sont rassemblés en fin d'après-midi devant la Mosquée Amir Almomenin à Téhéran à l'appel de Mehdi Karoubi, Mir Hossein Mousavi et Mohammad Khatami pour un repas de fin de journée de Ramadan avec les familles de détenus.
Ce rassemblement avait été interdit par les autorités hier après-midi.
Images de la manifestation :



Source : http://www.youtube.com (asrjavan)

Les slogans :
"L'unité vaincra", "Le coup d'état échouera", "Gouvernement illégitime, démission, démission", "Le sang dans nos veines est un cadeau à notre nation" (opposé au slogan officiel : "Le sang dans nos veines est un cadeau à nos dirigeants")
Et beaucoup de slogans de soutien à Mir Hossein Mousavi, le candidat réformateur.

Le Parlement débat sur le vote de confiance.


Le parlement iranien a entamé une session de trois jours consacrée au débat et au vote de confiance sur la composition du gouvernement proposé par Ahmadinejad.
Le vote de confiance qui suivra les discussions constitue un test pour le président ultraconservateur après des semaines de crise sans précédent depuis trente ans en Iran, à la fois dans les rues et au sommet de l'Etat.

Plusieurs députés et hauts responsables du Parlement ont laissé entendre que certains des 21 ministres proposés par Ahmadinejad pourraient être refusés, notamment ceux qui sont jugés trop peu expérimentés.
Jusqu'à cinq ministres pourraient être rejetés, avait dit le 20 août dernier le vice-président conservateur du parlement, Mohammed Reza Bahonar.
Ahmadinejad a proposé de confier le ministère du Pétrole, un portefeuille stratégique dans ce pays, cinquième producteur mondial, à l'ex-ministre du Commerce Massoud Mirkazemi, un ingénieur issu de l'industrie dont certains ont déjà mis les compétences en doute pour ce poste.
L'opposition viendra des réformateurs, qui jugent ce gouvernement illégitime parce que sorti d'un scrutin présidentiel truqué, mais aussi, probablement, de certains conservateurs qui ont abandonné Ahmadinejad après les troubles post-électoraux.

En ouverture de la session, Ahmadinejad, entouré de gardes du corps, a présenté son gouvernement et son programme au Parlement. En matière de diplomatie, a-t-il déclaré, l'Iran "devrait avoir une interaction constructive avec toutes les nations et tous les pays, à l'exception de l'entité sioniste illégale". Israël, pays ennemi du régime des Mollahs, est la cible à laquelle Ahmadinejad a souvent réservé ses propos les plus virulents.

(Source : lepoint.fr/reuters)

Le débat parlementaire s'est terminé pour aujourd'hui.
Dans ses grandes lignes il a été critique pour le gouvernement Ahmadinejad , les conservateurs proches du Guide Suprême ont fait ressortir ses faiblesses de gestion et les réformateurs ont objecté le manque important de programme économique du gouvernement, ce qui n'empêchera pas une acceptation générale.
Les votes concernant les ministres individuellement, qui débuteront Lundi, seront plus sournois pour Ahmadinejad.
Ainsi, Ahmadinejad a évité un revers immédiat, ce qui ne signifie pas qu'il ait échappé au ridicule, notamment en se faisant brocarder par certains parlementaires qui lui ont scandé "Pêche!, Pêche!" en allusion à sa dernière apparition télévisée où il avait comparé son ancien Ministre de la Santé à "une pêche que j'aimerais manger".

(Source : Enduringamerica & Associated Press)

samedi 29 août 2009

Suicide d'un détenu libéré.

Karoubi se livre à un combat sans merci pour que soient officiellement reconnus les mauvais traitements infligés aux détenus, contestataires de la fraude électorale.
Ce soutien a encouragé de nombreuses victimes de tortures et de viols a rendre public leur témoignage et à montrer au Monde la réalité de la République Islamique d'Iran.
Certains en ressortent profondément perturbés physiquement et psychiquement ou détruits comme ce jeune homme de 23 ans qui après avoir été arrêté, torturé et violé en prison puis libéré, s'est jeté d'un pont à Kermanshah et est mort devant son père :
AVERTISSEMENT : Images de violence.

Source : http://www.youtube.com%20(onlymehdi/)

Certains jeunes qui ont été battus, blessés ou arrêtés par les forces de sécurité sont ensuite rejetés par leur propre famille.

Mortazavi est tombé.


La décision de Sadegh Larijani publiée il y a une dizaine de jours, mais qui semblait rester en suspend, vient de se confirmer : le procureur en Chef de Téhéran, Saeed Mortazavi, dit le "boucher de Téhéran" vient d'être effectivement remplacé par Abbas Jafari Dowlatabadi, responsable de la Justice de la province du Khuzestan, un théoconservateur de la ligne dure mais néanmoins plus "modéré" que son prédécesseur, ce qui laisse présager d'une issue plus favorable pour les détenus d'autant que Khamenei a désavoué l'essentiel des charges requises contre eux.
Durant les dernières semaines, Mortazavi s'était illustré en refusant d'appliquer des décisions de Justice ou en décrétant de son propre chef des mesures judiciaires comme l'interdiction du quotidien réformateur de Mousavi.
Mortazavi est responsable de l'arrestation et de la torture de nombreux journalistes, jeunes blogueurs, défenseurs des Droits de l'Homme, militants politiques et dirigeants réformateurs.
Il est aussi responsable des tortures et des meurtres des personnes arrêtées dans la tourmente des élections frauduleuses du 12 Juin.
Photo : Mortazavi

Ahmad Tavakoli, un important théoconservateur du Parlement a déclaré que 7 des 21 membres du cabinet ministériel soumis au Parlement par Ahmadinejad ne recevront pas un vote de confiance. Les candidatures des trois femmes mises en avant par Ahmadinejad ne seront pas acceptées en raison de leur manque d'expérience.
Le vote de confiance doit intervenir à partir de demain dimanche jusqu'a mardi.

Ali Motahari, lui aussi membre du Parlement et théoconservateur proche du Guide Suprême Khamenei, a déclaré que les commentaires d'Ahmadinejad contestent et défient le Guide Suprême et que le Président doit être tenu pour responsable de ses actes et paroles, particulièrement sur le sujet des détentions.

vendredi 28 août 2009


Le Grand Ayatollah Montazeri a réitéré mercredi ses critiques contre les autorités du régime en les prévenant que leur gestion de la crise post-électorale pouvait conduire à la chute du régime. "J'espère que les autorités se réveillent avant qu'il ne soit trop tard et qu'elles ne nuisent pas davantage à la réputation de la république Islamique... et causent leur propre chute et celle du système"..."Elles devraient au moins avoir le courage de déclarer que ce gouvernement n'est ni une république ni Islamique quand personne n'est autorisé à protester, commenter ou critiquer".

Montazeri prêche dans le désert depuis plus de vingt ans...

Nouvelles tombes anonymes.





























Le website norooznews qui la semaine dernière avait divulgué une quarantaine d'enterrements secrets à la section 302 du cimetière Beheste Zahara effectués mi-juillet par les autorités, a réitéré ses accusations ce jeudi en annonçant que des corps avaient aussi été enterrés dans une autre partie du cimetière de Beheshte Zahra.
Il publie les photos de ces tombes anonymes.

"Au cas où il n'y aurait aucune explication officielle convaincante, (...) nous devrons publier (...) des photos de cadavres ensanglantés enterrés dans ces tombes", écrit-il.

(Source : TehranBureau & norooznews)

En réponse aux premières divulgations de Nourouz, un responsable du régime avait répondu qu'il s'agissait de personnes décédées dans des accidents de la route et dont l'identité n'avait pas pu être établie.

Il y a une quinzaine de jours, un responsable des services de sécurité avait déclaré que des accidents de la circulation survenus durant les manifestations avaient occasionné une trentaine de décès. Interrogé sur la mort de Mohsen Ruholamini pendant sa détention, il a répondu qu'il s'était fracassé la tête sur le sol de sa cellule.

jeudi 27 août 2009

Le complot se précise-t-il ?


Peu après la diffusion, hier mercredi, des déclarations du Guide Suprême, Rafsanjani a fait publier un communiqué en réponse aux précédentes allégations de Rahim-Mashai selon lesquelles Rafsanjani voulait utiliser le soutien du peuple après les élections du 12 Juin pour faire pression sur le Guide Suprême. Dans ce communiqué il dément les allégations mais souligne que Mashai aurait pu être le vice-président choisi par Ahmadinejad et qu'il est le chef de Cabinet d'Ahmadinejad et qu'à ce titre il lui semble qu'il s'agit d'un "complot très compliqué" pour créer un conflit parmi les pilliers de l'institution.
(Source : TehranTime)
Une manière très personnelle d'aider le Guide Suprême à préciser ses propos énigmatiques sur le "complot" ?

La France ne cède pas au chantage.



Nicolas Sarkozy s'est exprimé, hier mercredi, sur la position de la France vis à vis de l'Iran lors du discours d'ouverture de la Conférence des ambassadeurs français à l'Elysée.

Il a déclaré : "Nous n'avons reçu aucune proposition positive à nos propositions [de reprise des négociations avec les Occidentaux sur le programme nucléaire iranien], soyons clairs, si l'Iran ne change pas de politique, la question du renforcement très substantiel des sanctions sera posée"... "La France soutiendrait alors des sanctions économiques sévères, à la hauteur de l'enjeu, au Conseil de sécurité (de l'ONU) et au Conseil européen", a-t-il insisté.
Il a ajouté : "Ce sont les mêmes dirigeants, en Iran, qui nous disent que le programme nucléaire est pacifique et que les élections sont honnêtes".
"Qui peut les croire?"

(Source : lexpress.fr via @koutchoulou)

Le roque du Guide Suprême.



Lors d'une réunion devant des Dirigeants Etudiants de la Révolution Islamique, le Guide Suprême Kamenei a déclaré mercredi :

"Je n'accuse pas les dirigeants des récents incidents d'être subordonnés aux étrangers, tels que les Etats Unis et la Grande Bretagne, puisque la question n'a pas été prouvée pour moi".
"Ce complot a été vaincu, puisque heureusement nos ennemis ne comprennent toujours pas le problème en Iran".
"Nos ennemis se sont fait donner une claque dans la figure par la nation iranienne, mais ils sont encore plein d'espoir et ils poursuivent leur but".
"Il est indubitable que ce mouvement, que ses dirigeants le sache ou non, a été planifié d'avance".

"Nous ne devons pas continuer à poursuivre ceux qui sont derrière les protestations sur des rumeurs et des hypothèses".
"Le judiciaire doit seulement appliquer les lois sur la base de preuves solides, non pas des preuves de circonstance".

Il a aussi ajouté que les membres des forces de sécurité qui ont pris part à la répression post-électorale n'étaient pas à l'abri de poursuites judiciaires.
"J'apprécie le travail de la police et des basiji (milice islamique) dans leur réponse aux émeutes, mais cela ne signifie pas que certains des crimes qui se sont produits ne soient pas jugés et qui que se soit, qui est un membre de l'un ou de l'autre, qui a commis une faute doit en répondre".
(Source : AFP & Reuters)

La Justice s'est égarée.

Khamenei dénonce la thèse du complot étranger dont se sont servi Ahmadinejad et son gouvernement pour justifier la violence de la répression et les procès spectacles. Il désavoue à la fois Ahmadinejad dans sa gestion de la crise et retire tout fondement aux procès spectacles des manifestants dont l'essentiel de l'argumentation était de mettre en évidence le complot fomenté par les pays étrangers et mis en oeuvre par les dirigeants réformistes (Mousavi, Kourabi, Khatami, Rafsanjani et leurs appareil politiques de campagne et d'expression).
On sait qu'à la suite des émeutes, Ahmadinejad a limogé Eijei, son Ministre du Renseignement, pour n'avoir pas su démontrer l'existence d'un complot fourbi par les pays étrangers.
Plus précisément encore, il dénonce comme une parodie les procès des manifestants et des cadres des partis réformistes et demande leur annulation.
La Justice est une institution du régime et ne peut pas être dévoyée pour propager des rumeurs fantaisistes.

La Police et les Basiji ont commis des fautes.

La charge du Guide Suprême est explicite : les forces de sécurité ont commis des "crimes" et à quelque niveau que se situe la responsabilité, ils devront répondre de leurs fautes devant la Justice. La menace est dirigée contre les Gardiens de la Révolution (IRGC) qui pourraient se croire en droit d'exercer leurs pleins pouvoirs alors qu'ils sont assujettis aux institutions du régime et aux lois de la République Islamique, leur rappelle Khamenei.

Les vrais coupables de la crise restent à découvrir.

Pourtant Khamenei maintient la thèse d'un complot à l'origine de la crise et c'est bien le plus étonnant de sa déclaration, car si le complot n'est pas subordonné aux étrangers que sont les pays occidentaux ennemis et les mouvements d'opposition exilés (royalistes et moudjaidines du peuple), et si les dirigeants du mouvement vert ne sont pas forcément conscients du complot, on ne voit guère qui d'autre qu'Ahmadinejad et ses supporters qui puisse être derrière l'allusion de Kamenei. En d'autres termes, le lièvre lancé par Khamenei pourrait bien être que le clan Ahmadinejad aurait rendu la fraude électorale si grossière et si éhontée qu'elle provoque un émeute populaire que seules les institutions policières et militaires (Basiji et IRGC) pouvaient juguler. Il s'agissait donc pour les comploteurs de démontrer à l'ensemble du régime que le "problème de l'Iran" ne pouvait trouver de réponse que militaire et que la structure du pays ne pouvait évoluer que vers une Dictature militaire totalitaire, c'est à dire une prise de pouvoir par les IRGC, les Basiji et leur porte-parole Ahmadinejad.

mercredi 26 août 2009

Rafsanjani à l'assaut d'Ahmadinejad et des Gardiens de la Révolution.


L'agence officielle IRNA rapporte, ce mercredi, que la famille Rafsanjani a déposé une plainte en Justice contre Ahmadinejad, sans en préciser les motifs.
(Source : Reuters)

Sadeq Larijani, le Chef de la Justice, autorise le Procureur Général Ejei à enquêter sur Ahmadinejad à partir des charges fournies par la famille Rafsanjani.(via @koutcholoulou)

Rafsanjani déclare qu'Ahmadinejad doit comparaître au Tribunal pour avoir fabriqué un faux complot attribué aux Réformistes et à Rafsanjani. (via @oxfordgirl)

Mehdi Hashemi, le fils de Rafsanjani a demandé une enquête sur la disparition de 340 millions de dollars lorsqu'Ahmadinejad était maire de Téhéran.

Ce soir et en réponse aux déclarations de Rahim-Mashai, le secrétariat de Rafsanjani a déclaré : "Mashai et Ahmadinejad doivient soutenir leurs accusations devant une Cours intègre et compétente".
(Source : enduringamerica)

Ashraf.

La situation au camp de réfugiés iraniens d'Ashraf en Irak
après l'attaque les 28 & 29 Juillet 2009.
Reportage de Arte :

mardi 25 août 2009

Avertissement de Brown et Netanyahu.


Avertissement de Brown et Netanyahu à l'Iran sur le nucléaire (Article de l'Express)

Le Premier ministre britannique Gordon Brown et son homologue israélien Benjamin Netanyahu ont prévenu l'Iran mardi qu'il ferait l'objet d'un durcissement des sanctions de l'Onu en l'absence de coopération de sa part sur son programme nucléaire.
Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et Allemagne devraient demander à la Russie et à la Chine, lors de consultations fixées au 2 septembre, d'envisager une quatrième série de sanctions internationales - qui pourraient viser le secteur pétrolier de l'Iran - si Téhéran refusait de négocier sur le nucléaire.

"S'il n'y a pas d'autres progrès dans l'immédiat, je crois que le monde devra étudier à titre prioritaire un durcissement des sanctions contre l'Iran", a dit Brown lors d'une conférence de presse à Londres aux côtés de Netanyahu.

Washington et ses alliés accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran nie en assurant borner son usage de la technologie nucléaire à la production d'électricité.

Interrogé sur le risque de voir l'Iran mettre au point des armes nucléaires, Benjamin Netanyahu a répondu : "Il ne reste plus beaucoup de temps, il est tard, mais pas trop tard."

"Si la détermination des membres responsables de la communauté internationale est assez forte et ferme, quel que soit le moment, on pourra sécuriser l'avenir, et c'est à cela que va notre préférence", a ajouté le dirigeant israélien.

Netanyahu a aussi déclaré que l'élection présidentielle contestée du 12 juin en Iran avait montré que la classe dirigeante du pays n'avait pas le soutien du peuple et qu'elle était "bien plus faible que ne le font penser les apparences".

Le Conseil de sécurité de l'Onu a imposé à l'Iran trois trains de sanctions - en décembre 2006, mars 2007 et mars 2008 - dirigées contre des entreprises et des personnes liées au programme nucléaire.

Malgré les menaces de sanctions renforcées, les autorités iraniennes ont refusé maintes fois de limiter le programme.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) doit publier cette semaine un rapport qui influencera sans doute fortement la position de la communauté internationale.

Un diplomate en poste à Vienne a déclaré à Reuters que l'Iran n'avait pas augmenté le nombre des centrifugeuses qui enrichissent de l'uranium à sa centrale de Natanz depuis la fin mai. Le pays avait accru régulièrement sa capacité d'enrichissement au cours des trois années précédentes.

(Source : lexpress.fr via koutchoulou)

Peine de mort requise contre l'ancien Ministre Saeed Hajjarian.


Le procès spectacle d'aujourd'hui dans lequel six anciens Ministres figuraient au rang des accusés parmi une quarantaine d'autres détenus arrêtés à l'occasion des manifestations s'est achevé par les réquisitions du Procureur. Celui-ci a réclamé la peine de mort contre Saeed Hajjarian, un ancien Ministre du Renseignement sous la présidence de Khatami, considéré comme l'architecte du mouvement pro-démocrate et désormais handicapé en fauteuil roulant, paralysé et incapable de parler correctement à la suite d'une balle reçue dans la tête lors d'une tentative d' assassinat il y a neuf ans.

Reiss : Kouchner affirme la fermeté de la France.


Reiss : les relations franco-iraniennes s'enveniment (Article du Nouvel Obs)

L'ambassadeur d'Iran prétend que Clotilde Reiss espionnait les activités nucléaires iraniennes. Des "fariboles" selon Bernard Kouchner qui redoute que l'étudiante doive attendre pour son retour en France.

Bernard Kouchner a sévèrement critiqué mardi 25 août l'ambassadeur d'Iran à Paris. Ce dernier a en substance accusé dans la presse la jeune Clotilde Reiss d'avoir espionné les activités nucléaires iraniennes.
"Arrêtez de penser que l'ambassadeur d'Iran est la justice iranienne. Ce monsieur a parlé, il a tort de le faire d'ailleurs, parce que ce qu'il dit est faux", a déclaré le ministre des Affaires étrangères sur Europe 1. "Nous l'avons reçu, convoqué plusieurs fois", a-t-il ajouté.
La Française de 24 ans a été arrêtée en Iran le 1er juillet, et Paris a obtenu le 16 août sa libération sous caution pour résider à l'ambassade de France dans l'attente d'un jugement.
Dans un entretien publié mardi par le journal Le Parisien, l'ambassadeur, Seyed Mehdi Miraboutalebi, souligne qu'elle avait effectué avant son séjour en Iran un stage au Commissariat à l'énergie atomique français, et rédigé un mémoire sur le nucléaire iranien.

Ingérence dans les affaires iraniennes

"Pourquoi va-t-elle à Ispahan, la région où sont précisément installés nos centres d'enrichissement d'uranium ?", s'interroge-t-il, justifiant les "doutes" de Téhéran à son égard. Il affirme qu'elle avait été surveillée constamment en Iran: "nous la surveillions dès lors qu'elle était sur le territoire iranien", dit Ali Ahani.
Il accuse à nouveau la France d'avoir "choisi de s'ingérer dans les affaires iraniennes immédiatement après l'élection" le 12 juin du président sortant ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.
Bernard Kouchner a qualifié toutes ces accusations de "fariboles".
"Elle n'a d'ailleurs pas été accusée d'espionnage, elle a été accusée d'incitation à troubles de l'ordre public", a rectifié le chef de la diplomatie. "Clotilde Reiss, j'espère, retrouvera sa liberté puisqu'elle est innocente".

Poursuivre le dialogue

Il a répété "craindre" qu'il faille attendre "quelques jours voire quelques semaines" le jugement de Clotilde Reiss par la justice iranienne qui pourrait ouvrir la voie à son rapatriement en France.
"Le dialogue est difficile" d'une manière générale avec les Iraniens, a-t-il encore souligné.
"Nous avons essayé, bien avant les Américains dont nous approuvons d'ailleurs la politique : tendre la main est nécessaire, poursuivre le dialogue est indispensable, mais nous l'avons fait", a-t-il dit.
"Je téléphone toutes les semaines en Iran à mon homologue.

Est-ce que cela sert à quelque chose ? Non, non et non", a-t-il conclu.

(Source : Nouvelobs.com)

Suite aux révélations d'inhumations secrètes par les Autorités gouvernementales, le Directeur du cimetière Beheshte Zahra de Téhéran vient d'être limogé.

Tintin chez les Soviets, 4e épisode.


Ce matin, le média officiel FarceNews diffuse la quatrième saison de la grande saga des procès staliniens d'une quarantaine de manifestants et de leurs dirigeants, mise en scène par le camp Ahmadinejad et ses médias. Dans cette parodie de Justice, où le rôle des accusés n'est pas de se défendre mais de se "confesser" publiquement, figurent une certain nombre de responsables réformistes du Régime parmi lesquels un ancien Ministre de l'Intérieur et un ancien Ministre des Affaires Etrangères.
(Source : Aljazeera.net)
Pour la première fois, les chefs d'accusation ne font plus seulement référence à une "révolution de velours" fomentée par les puissances étrangères ennemies (Angleterre, USA, Israël, etc), et importée par Mousavi, mais impliquent aussi le fils de Rafsanjani, Mehdi Hashemi pour avoir "crée le doute et affaibli les décisions du Gouvernement Ahmadinejad" et son neveu Ali Hashemi pour avoir stimulé les manifestations.
(Source : enduringamerica)

La réponse du clan Ahmadinejad aux dernières déclarations de Rafsanjani en faveur du Guide Suprême ne se sont pas faites attendre !

La pistache du jour : Dans son interview pour l'agence IRNA, Rahim-Mashai, le Chef de Cabinet d'Ahmadinejad a déclaré que "l'élection a démontré l'historique et extraordinaire popularité du Président Ahmadinejad dans le monde, une popularité unique avant et après la Révolution Islamique".
C'est plus l'Imam caché qui l'inspire, c'est feu Mao Tsé-Tung.

lundi 24 août 2009

Plusieurs témoins rapportent des inhumations secrètes effectuées par les autorités les jours suivants les violentes répressions des manifestations. Bien que les autorités démentent de tels enterrements, des tombes anonymes sont bien visibles.

Tombes d'inconnus au cimetière Beheshte Zahra de Téhéran :


Source : http://www.youtube.com (onlymehdi)

Selon l'agence officielle IRNA, l'ancien vice président, Rahim-Mashai, devenu Chef de Cabinet et proche parent d'Ahmadinejad, mais suspendu de ses fonctions pour deux mois par le Justice à cause de malversations financières, déclare après une longue apologie des dernières élections présidentielles, qu'elles constituent un véritable "référendum" pour le gouvernement Ahmadinejad.
Il affirme que Rafsanjani a tenté d'utiliser le soulèvement post-électoral pour contrôler l'autorité du Guide Suprême et que dans le contexte actuel, il doit être clair que le camp Ahmadinejad tente d'empêcher tout rapprochement entre Khamenei et l'ancien Président Rafsanjani qui irait dans le sens d'un compromis anti-Ahmadinejad.
(Source : enduringamerica)
Si la déclaration de Mashai n'est pas très habile politiquement, elle a au moins le mérite de rendre transparents les événements politiques des prochains jours et de rassurer les opposants qui hésitaient à demeurer dans le camp de Rafsanjani après ses dernières déclarations au Conseil de Discernement.

dimanche 23 août 2009

Des dizaines de manifestants secrètement enterrés.


Les cadavres de dizaines de personnes tuées dans les manifestations des 12 et 15 Juillet ont été discrètement enterrés à la section 302 du cimetière Beheshte Zahara de Téhéran.

Un employé du cimetière a indiqué que les corps ont été amenés avec d'importantes mesures de sécurité et enterrés à la section 302 après que les permis d'inhumer aient été délivrés sous la contrainte.
Cela pendant que les familles de beaucoup de manifestants disparus s'inquiétaient pour leurs proches, les fonctionnaires de la Police et de la Justice refusaient de leur révéler la moindre information sur le sort des disparus.
Le Website Nourouz précise que 28 permis d'inhumer ont été délivrés le 12 Juillet et 16 autres le 15 Juillet.
Nourouz publie sur son website roozonline les numéros des certificats pour faciliter une éventuelle enquête.
(Sources : Nourouz, AnonymousIran & TehranBureau)

Le 8 Août, plusieurs Tweets rapportaient la déclaration d'un témoin oculaire qui a vu une centaine de cadavres de jeunes hommes et une cinquantaine de cadavres de femmes enterrés avec un bulldozer au cimetière Beheshte Zahra au sud de Téhéran.
La liste des noms était collée sur le bulldozer.
(Source : Twitter/information non confirmée par les médias)

Reza Anbouhi.








Reza Anbouhi a été abattu par un balle dans la tête tirée à une cinquantaine de mètres pour disperser les manifestants.
Lorsque son père a tenté de le transporter à l'hôpital, il a été arrêté et sa voiture a été détruite sur ordre des officiers.
Sa tête et son cerveau sont criblés de nombreuses billes provenant de la munition qui l'a atteint.
Il a subi l'ablation d'un oeil et ne conserve que 10% des capacités de l'autre. L'infection dont il souffre pourrait lui faire perdre la vue. Il a subi plusieurs interventions chirurgicales.
Il est paralysé d'un côté du corps (hémiplégie gauche) et incapable de manger et de boire, il est alimenté par une sonde.
Photo 2 : Karoubi au chevet du jeune homme.
Photo 3 : Les points blancs sur la radioscope de la tête de la victime correspondent aux billes de plomb qui l'ont atteint.
(Source : TehranBureau)

Prison Evin à Téhéran.

Depuis plusieurs semaines les familles des prisonniers et des disparus manifestent silencieusement ou bruyamment, comme hier soir, devant la prison Evin à Téhéran pour la libération de leurs proches, ou simplement pour avoir des informations sur leur situation :

samedi 22 août 2009

Déclaration de Rafsanjani.


Déclaration remarquée de Rafsanjani ce Samedi, au Conseil du Discernement, exhortant les groupes politiques en guerre à suivre les prescriptions du Guide Suprême Khamenei pour mettre un terme à l'agitation politique actuelle.
Dans cette première déclaration de soutien au Guide Suprême depuis les élections du 12 Juin, il a déclaré : "La situation courante nécessite que chacun respecte les décrets et les conseils du Guide". Il a exhorté les groupes politiques divisés à créer "les conditions appropriées pour mettre en oeuvre et appliquer la Constitution...et affronter les briseurs de loi quelle que soit leur tendance idéologique. Il a appelé pour que l'actuelle "atmosphère émotionnelle et d'excitation" soit remplacée par une "une sagesse".
Il a ajouté: "La voie de sortie de la situation actuelle est de suivre les avis du Guide concernant les détenus des récents événements et de rétablir les droits de ceux dont les droits ont été violés".
Il a aussi répété un précédent appel aux médias pour qu'ils évitent d'alimenter la "désunion" de la société.
(Source : Agence France Presse)

Rafsanjani vient-il de jeter l'éponge et d'enterrer le mouvement de contestation ? Cette alliance est-elle la réponse à un compromis avec Khamenei ? Cherche-t-il à réunifier les Mollahs autour du Guide Suprême pour renforcer leur pouvoir face à un régime qui serait en danger ? Pourquoi insiste-t-il sur le sort des prisonniers et porte-t-il ainsi un doigt accusateur sur les Basiji et les Gardiens de la Révolution ? S'agit-t-il d'une manoeuvre pour amener Khamenei dans le camp anti-Ahmadinejad ?

Les extraits rapportés indiquent avant tout qu'il réaffirme les principes de la République Islamique face aux dérives partisanes qui se sont développées, notamment au cours de la répression du soulèvement post-électoral.
Les propos de Rafsanjani, dont ceux concernant les détenus et leurs droits, reprennent ceux de son allocution d'intronisation de Larijani et sont une attaque contre Ahmadinejad et son gouvernement.

Le vent re-tourne.

N'importe quoi. Après avoir prononcé hier la suspension du quotidien conservateur Kayan, le porte parole du service des relations extérieures du tribunal de Téhéran vient de démentir cette information.

vendredi 21 août 2009

Une police au service de l'Islam.

Le Monde regarde ce que cachent les mensonges des Mollahs :

Source : http://www.youtube.com/

Anniversaire du meurtre de Sohrab Arabi.

Manifestation dans la nuit du 20 Août commémorant le 40° jour anniversaire du meutre de Sohrab Arabi :

jeudi 20 août 2009

Le vent tourne.

Le journal conservateur Kayan vient d'être suspendu par le Procureur de Téhéran, Saeed Mortazavi, à la demande des conseillers de Mir Hossein Mousavi, pour "publication de mensonges répétés" contre le candidat. (source : ILNA/Enduringamerica)

Sadeq Larijani, encore.


Sadeq Larijani, le nouveau chef de la Justice vient de limoger le Procureur de Téhéran Saeed Mortazavi (photo), pour le remplacer par Morteza Bakhtiari.

La liste d'Ahmadinejad.


Mystère et suspense autour du prochain (?) Gouvernement.
Ahmadinejad avait jusqu'à hier Mercredi 16 heure locale pour soumettre sa liste des nominations pour son prochain gouvernement. Cette liste devait être remise au Parlement avant la date limite pour être entérinée par un vote de confiance dont le résultat devrait être connu le 30 Août.
Durant la journée d'hier, quelques communiqués d'agences semi-officielles ont concerné la dite liste.
Dans la nuit, le website du Parlement a précisé que "la lettre du Président n'était toujours pas arrivée".
Ce matin le website du Parlement a révélé une liste de 18 noms proposés mercredi (?) par Ahmadinejad, sur les 23 attendus.
En milieu de journée, l'agence Iranian News rapporte qu'un membre du Parlement a déclaré ce Jeudi que plusieurs des Ministres proposés par Ahmadinejad pourraient être refusés.
L'agence Mehr News rapporte les propos du vice porte parole du Parlement : "Certains de mes collègues et moi-même... sont d'opinion qu'environ cinq Ministres proposés par Ahmadinejad ne recevront pas un vote de confiance".

L'ancien vice-président Mashai choisi par Ahmadinejad, puis contraint à démissionner par Khamenei, a été condamné par une Cours de Justice pour malversations financières et suspendu de ses fonctions pour une durée de deux mois.

mercredi 19 août 2009

Des tweets font état d'une manifestation contre le régime des Mollahs, cet après-midi dans le centre de Téhéran, autour du Square Vanak, avec de nomreuses arrestations.
L'agence Iran News Agency confirme des mouvements de protestation dans Téhéran.
Plusieurs milliers de manifestants dispersés en groupes scandent "Mort à Kamenei", "Dictateur honte à toi", "Le guide suprème est vide", en se déplaçant. La police frappe.

Le tonnerre gronde.


Sadegh Larijani, nouveau chef religieux de la Justice vient de remplacer le Procureur Général Dorri-Najafabadi par Mohseni-Ejeie, ex-Ministre du Renseignement, limogé il y a trois semaines par Ahmadinejad qu'il avait critiqué.
Photo : Mohseni-Ejeie.

Rafsanjani, le Parrain de la Révolution Islamique.


La nomination de Sadegh Larijani par Khamenei à la tête de la Justice est révélatrice des tensions qui agitent le régime au plus haut niveau. Les premières déclarations de Larijani comme responsable de la Justice, bien qu'appartenant au clan des conservateurs, ne laissent guère de doutes sur sa position envers Ahmadinejad : "La Justice a été défaillante", "Personne ne doit se permettre... de violer les droits ou la sécurité des citoyens. J'annonce que je ne pardonnerai personne à cet égard et que les violateurs seront traduits au Tribunal". Les déclarations ultérieures de Larijani expriment clairement son intention de poursuive les agents de police accusés de viols et de tortures sur les détenus de la répression post-électorale et de limoger Saeed Mortazavi, le Procureur de Téhéran, qui fait partie du camp Ahmadinejad, responsable des procès spectacles des manifestants et des membres des partis réformateurs. La condamnation de membres des forces de sécurité ou de Gardiens de la Révolution affaiblirait le pouvoir d'Ahmadinejad, dont ils sont le principal soutien, et envenimerait la fracture qui gronde dans le camp conservateur entre les pro et les anti Ahmadinejad.
La présence de Rafsanjani à la cérémonie d'investiture de Larijani est éloquente. En effet, il s'agit de la première apparition de Rafsanjani à une réunion publique depuis les élections du 12 Juin, en dehors de son Sermon à la prière du 17 Juillet dans lequel il a formulé les plus grandes réserves sur l'attitude du gouvernement et du Guide Suprême depuis l'élection. Au cours de cette cérémonie il a déclaré que si "la Nation se sentait troublée par les sanctions judiciaires des détenus, la société sombrerai dans le Chaos".
La présence de Rafsanjani à l'intronisation du nouveau responsable de la Justice est incontestablement une manifestation d'approbation du choix de Khamenei.
Ce choix fait suite aux multiples attaques et menaces contre Khamenei adressées à l'Assemblée des experts dont Rafsanjani est le chef. La nomination de Larijani est vraisemblablement le prix à payer par Khamenei pour se préserver momentanément de la pression de Rafsanjani.

Hachemi Rafsanjani est de longue date, un homme possédant un réel pouvoir dans la société iranienne. Proche de Khomenei, dont il est le demi-frère, il est l'un des co-fondateurs de la Révolution Islamique et il a conservé le soutien d'une grande partie du clergé qui lui reste fidèle malgré le conflit qui l'oppose au Guide Suprême Kamenei. Sa fortune lui permet de contrôler un important réseau d'Universités privées, qui sont le creuset de la contestation dure contre le régime, et un vaste réseau de commerce import-export dont l'activité n'est pas sans incidence sur l'économie du pays.
On peut imaginer que le Guide Suprême, censé détenir le suprême pouvoir, ait pris quelque ombrage de ce grand frère qui ne s'autorise que de lui-même à se mêler des plus hautes affaires de la République Islamique. Dans ce contexte, Ahmadinejad apparaît comme l'élément fougueux, virulent et impulsif lancé à l'assaut de la proie aux fins d'en harasser l'énergie et l'influence pour mieux rehausser celles du Guide Suprême. Tel n'est pas le tempérament de Rafsanjani, qui est retenu dans ses propos, patient mais attentif, il ne se rue sur sa proie que lorsqu'il est certain qu'elle est en situation de faiblesse. Il n'est pas démocrate ou démagogue, au sens où nous l'entendons, c'est à dire qui cherche son soutien dans l'opinion publique, mais un homme d'appareil, d'influence et d'intrigue. Face à la charge de Khamenei via Ahmadinejad en 2005, Rafsanjani, l'ancien conservateur trahi par le Guide Suprême, a attendu l'élection de 2009 pour sortir de son chapeau un vieil intégriste des premières heures de la Révolution Islamique, Hossein Mousavi, mais re-coloré en réformiste vert pour l'occasion, dont le discours électoral tourné vers l'ouverture au reste du monde a séduit les attentes d'une grande partie de la jeunesse et de la classe moyenne. Khamenei a cautionné une fraude électorale qui l'a privé de la victoire, cependant Rafsanjani ne devait guère se faire d'illusion sur l'issue officielle du scrutin, lui qui a été battu par Ahmadinejad en 2005 avec un score de 19% au premier tour qui s'est transformé en 62% au second tour. Cependant Mousavi est parvenu à créer une crise politique qui a fortement ébranlé le pouvoir du Guide Suprême et disqualifié Ahmadinejad et dont l'onde de choc peut être habilement exploitée par Rafsanjani.
Si Mousavi a immédiatement contesté le résultat des élections, ce qui était son rôle, Rafsanjani a attendu plus d'un mois, pendant lequel Khamenei et Amadinejad ont commis d'ignobles fautes sur les citoyens, pour venir les dénoncer dans son Sermon du 17 Juillet et attiser les braises qui menacent de détruire le sommet de l'Etat.

Apparemment Rafsanjani ne bénéficie pas d'une grande popularité et il serait certainement plus exact de dire qu'il est impopulaire, notamment auprès de la jeunesse, à cause de sa richesse et des faveurs qu'il a octroyées aux membres de sa famille lorsqu'il était au pouvoir. Mais cette jeunesse qui s'est soulevée après les dernières élections est certainement prête aux plus grandes concessions pour gagner quelques onces de Liberté.

Photo : Rafsanjani (à gauche) et Larijani pendant la cérémonie d'investiture
Ce merdredi est la dernier jour restant à Ahmadinejad pour pour présenter son Cabinet Ministériel au Parlement et en obtenir l'agrément.

A la mi-journée, la nouvelle liste des 23 membres proposés par Ahmadinejad au vote de confiance du Parlement a été publiée par l'agence semi-officielle FarsNews (Source : PressTV).

En début d'après-midi, et toujours selon l'agence FarsNew, l'attribution de trois Ministères n'est toujours pas déteminée.

En milieu d'après-midi, on apprend que l'allocution télévisée au cours de laquelle Ahmadinejad devrait présenter son Gouvernement à la Nation est reportée à demain soir.

Selon l'agence parlementaire officielle News Agency, Ahmadinejad n'avait pas soumis sa liste de nominations ministérielles au Parlement une demie-heure avant la limite légale de 16h, heure locale.

mardi 18 août 2009

La Vague Karoubi.


Le président du comité parlementaire sur la sécurité nationale a demandé à Karoubi de présenter ses preuves sur les abus sexuels des prisonniers au comité et au Parlement. Il y a quelques jours, ce comité avait déclaré que les allégations de Karoubi n'avaient aucun fondement. (source : enduringamerica)
Il est probable que la nomination du nouveau chef de la Justice ne soit pas étrangère à ce retournement.
Photo : Fac-similé du tract du Hezbollah Iranien appelant à des représailles contre Karoubi et son journal Etemade Melli.
Vidéos de la manifestation du 17 Août à Téhéran :


La pistache du jour : Un comité de 120 médecins et membres de la Faculté, après avoir condamné le traitement sévère et brutal des manifestants, a déclaré : "Il est impératif que, lorsque les compétences des personnes aspirant aux plus hautes fonctions sont examinées, leur santé mentale doit aussi être examinée par un comité compétent auquel les citoyens peuvent faire confiance". (Source : enduring)
Après les Députés, les Mollahs et les Médecins qui demandent un examen des compétences du Guide Suprême, à qui le tour ? Aux Publicistes, qui sait ? Peut-être serait-il plus simple d'envisager de vraies élections.

lundi 17 août 2009

En bref.

La publication du Journal de Karoubi Etemade Melli a été interdite ce Lundi après la publication d'un article de Karoubi répondant aux insultes qui lui ont été faite à propos de ses déclarations sur les abus commis sur les détenus. (Source : enduringamerica)

Rafsanjani a assisté à la cérémonie d'investiture du nouveau chef de la Justice, Sadegh Larijani, en présence d'Ahmadinejad :


Cet après-midi, des heurts possibles avec d'importantes forces de police en moto et des miliciens Basiji empêchant un rassemblement d'une soixantaine de personnes en face des locaux du journal Etemade Melli soutenant Karoubi.
L'agence Reuters parle d'un rassemblement d'environ 400 personnes.
Une dizaine d'arrestations Square Tajrish et des affrontements rue Satarkhan et rue Jomhori.
Tirs de gaz lacrymogènes.
Les gens scandent "Dieu est grand", "Mort au Gouvernement menteur", "Karoubi, nous te soutenons", la police frappe les manifestants.
Les manifestants se sont dirigés vers le Square 7 Tir.
Les manifestants scandent "Mort au Dictateur" :

En fin de soirée, le bilan est de 15 des arrestations et un bus a été attaqué.
Beaucoup de femmes parmi les manifestants, deux d'entre elles ont été sérieusement frappées dont une blessée au visage.

Des médias pro-gouvernementaux déclarent que le quotiden Etemade Melli, porte-parole de Karoubi, est désormais définitivement interdit de publication. On peut penser que cette mesure est destinée à éviter la publication des témoignages de viols et de tortures de prisonniers dont dispose Karoubi.
En cours de journée, l'agence Mehr News a rapporté la déclaration suivante du Procureur de la République :"Conformément à la loi... le journal Etemad-e Melli appartenant à Mr Karoubi a été suspendu jusqu'à nouvel ordre". (Reuters)

En fin d'après-midi, cette information a été démentie par le procureur de Téhéran.

Ce type de déclaration propagé par des médias pro-gouvernementaux puis suivi de démentis ou de déclarations contradictoires devient de plus en plus fréquent depuis quelques semaines, ce qui laisse supposer un grand désarrois et une profonde confusion au sein des institutions de l'Etat.

Libération de Clotilde Reiss.


Clotilde Reiss, l'otage Française du régime des Mollahs, a été remise en liberté sous caution hier Dimanche, après six semaines de détention à la prison Evin de Téhéran.
Elle est assignée à résidence à l'Ambassade de France à Téhéran, en attendant la publication de son jugement dont on ignore la date.
Selon l'agence Reuters le montant de la caution serait de l'ordre de 300.000 Dollars (soit environ 215.000 Euros).

dimanche 16 août 2009

En bref.


Le Guide Suprême a nommé hier, Mohammad Sadegh Larijani à la tête du pouvoir judiciaire. Sadegh Larijani est le frère de Ali Larijani, porte parole du Parlement. Cette nomination est soutenue par de nombreux parlementaires mais contestée par le camp d'Ahmadinejad et par les Gardiens de la Révolution Islamique. Larijani fait figure de modéré dans le camp conservateur où il aura très probablement à affronter la pression des Gardiens de la Révolution. (A droite sur la photo)


L'agence gouvernementale FarsNews annonce aujourd'hui l'ouverture d'un nouveau procès de 28 manifestants ayant participé au soulèvement post-électoral. (Source : AFP)

L'attaché de presse d'Ahmadinejad aurait déclaré que celui-ci soumettrait son nouveau gouvernement au Parlement Mardi ou Mercredi.

Des ecclésiastiques de haut rang de Qom, Mashad et Isfahan ont adressé une lettre ouverte à l'Assemblée des Experts lui demandant de réévaluer les compétences du Guide Suprême. Se référant à l'Article 111 de la Constitution, ils affirment que les conditions de prudence et de justice qui sont essentielles pour tout Guide Suprême n'ont pas été réunies. Par conséquent, Khamenei est et doit être automatiquement déchu. (Source : enduringamerica)

samedi 15 août 2009

Karoubi et l'opposition défient le Guide Suprême.


Depuis quelques jours le devant de la scène est tenu par Karoubi (photo) avec sa demande d'enquête concernant les abus sexuels et les tortures des détenus pour obtenir de faux aveux. Karoubi ne cède pas aux menaces d'arrestation et multiplie les témoignages, ajoutant "Des détenus ont été torturés jusqu'à la mort... Des gens ont été tués parce qu'ils chantaient 'Dieu est grand' ". Depuis que Rafsanjani a demandé une réponse à la Justice, la lettre de Karoubi provoque des réactions passionnées : menaces sur la personne de Karoubi (dont celles provenant du Hezbollah présent à Téhéran), attaques entre différents responsables des institutions et mise en cause des compétences et des capacités du Guide Suprême.
Un groupe d'ancien députés réformateurs en appelle à l'Assemblée des Experts pour enquêter sur la compétence et la gouvernance du Guide Suprême dans la répression post-électorale. Ils invoquent l'Article 111 de la Constitution qui prévoit que si le Guide Suprême devient "incapable d'exercer ses charges constitutionnelles", il doit être destitué, ce qui est de la responsabilité de l'Assemblée des Experts. Il est cependant peu probable qu'une majorité de l'Assemblée des Experts soit favorable à la destitution du Guide Suprême.

Les invectives sont parfois assez surréalistes, ainsi un membre du Parlement de la majorité conservatrice au pouvoir a révélé qu'Hossein Fadaii, un autre membre du Parlement proche d'Ahmadinejad, était responsable des crimes commis à la prison Kahrizak, où plusieurs détenus ont été tués, et que cela avait été prouvé au Parlement.

La déclaration de l'Ayatollah Mesbah-Yazdi a fortement irrité beaucoup de conservateurs de son camp qui ont dénoncé l'hypocrisie de Yazdi "il doit avouer qu'il est lui-même un grand pêcheur car, pendant les huit années de la présidence de Khatami, il a encouragé tout le monde à désobéir et à affronter le Président... Même durant les quatre dernières années, il a aussi occasionnellement pêché contre Dieu en exprimant son désaccord avec Ahmadinejad". (Source : enduringamerica)

La contestation semble donc bien s'être déplacée de la rue vers les Institutions de l'appareil théocratique, révélant au grand jour le profond schisme religieux qui l'agite et la réalité de la situation politique de l'Iran.

Karoubi a appelé à une réunion, lundi à 16 heure locale, devant les locaux de son journal.

Le website du Mouvement Vert fait état d'une information selon laquelle les Universités resteraient fermées pendant six mois pour prévenir tout mouvement de contestation.
Rafsanjani a fait savoir qu'il avait eu des contacts avec le responsable du Conseil Shiite Irakien.

Selon l'agence de renseignement Stratford, la police iranienne a détecté une importante augmentation du trafic d'armes interdites vers Téhéran passées en contre-bande depuis la frontière Irakienne. Une cargaison aurait été interceptée à Zanjan. Ces informations, qui n'ont pas été confirmées, signifieraient qu'un troisième acteur, peut-être les Etats Unis ou l'Arabie Saoudite, aurait avantage à radicaliser le mouvement d'opposition pour déstabiliser le régime. Cette rumeur peut aussi être propagée par le régime pour discréditer l'actuel mouvement de contestation et justifier une augmentation de la répression.

vendredi 14 août 2009

Une route cahoteuse pour Ahmadinejad


Une intéressante analyse de Asieh Mir dans le Washington Times, "Une route cahoteuse pour Ahmadinejad" soulignant la fragilité du gouvernement iranien et de la République Islamique provoquée par la crise post électorale.

En effet,Ahmadinejad doit affronter une double crise, une crise de légitimité provoquée par la fraude aux élections qui a mis le feu à une vague de protestation sans précédent suivie d'une sauvage répression qui a exacerbé la crise et dont la barbarie a conduit le régime dans une spirale descendante. La seconde crise provient de son propre camp conservateur. Avant qu'Ahmadinejad n'arrive au pouvoir en 2005, les conservateurs s'étaient toujours montrés unis contre les modérés. Pendant les quatre dernières années des fissures sont apparues parmi les conservateurs qui ont conduit à un renouvellement de ses cadres. Les technocrates conservateurs qui sont bien enracinés dans le pays trouvent Ahmadinejad indiscipliné, égocentrique et rétrograde, ils estiment que la mauvaise gestion d'Ahmadinejad et de son administration ruine l'économie du pays. La situation est devenue encore plus chaotique ces dernières semaines après la nomination de Mashai comme vice-président et l'intervention de Khamenei pour exiger sa démission.
L'économie du pays est trop fortement basée sur les pétrodollars et sur le cours du pétrole alors que la production industrielle est en faillite et que 25% de la jeunesse est au chômage malgré une politique de pré-retraites. A cela, il faut ajouter une forte inflation de 25% et un énorme déficit public dû à la baisse des cours du pétrole et au développement des revenus sociaux.
Avec une telle crise politique et économique, Ahmadinejad ne peut pas survivre longtemps.
Il a perdu sa légitimité parmi les citoyens, il est en train de perdre le soutien de son propre camp et il est tombé en disgrâce sur le plan international.
Le seul recours pour Ahmadinejad qui puisse réunifier les conservateurs, raviver les sentiments nationalistes de la population et permettre l'élimination de tous les opposants serait de créer une réelle menace extérieure comme l'a été la guerre avec l'Irak.
Pour survivre, Ahmadinejad a besoin de développer son arsenal nucléaire et de provoquer un conflit militaire avec les Etats Unis et Israël.

jeudi 13 août 2009


Rafsanjani a reçu une lettre provenant d'une organisation regroupant des centaines d'anciens membres du Parlement lui demandant d'examiner "les activités et les résultats des institutions iraniennes, armée, forces de sécurité et système judiciaire durant les récents événements". Ces examens sont "d'une importance fondamentale... pour protéger la confiance du public dans la République Islamique et la Constitution".

L'agence pro-gouvernementale PressTV annonce que Rafsanjani a désormais pris en compte la lettre que Karoubi lui avait adressé le 29 Juillet, dénonçant les mauvais traitements des prisonniers (viols et tortures) et sollicitant une enquête. Rafsanjani a transmis la lettre à l'Ayatollah Shahroubi, chef de la Justice.
Karoubi a déclaré que Shahroubi avait demandé au Procureur général de contacter Karoubi pour faire le point sur les abus envers les détenus et d'adresser les personnes aux autorités iraniennes.
Comment se débarasser d'une lettre embarassante, sinon en la faisant circuler ?
(Source : enduringamerica)

Alors que les manifestations des derniers jours montrent un essoufflement du Mouvement Vert, les menaces et les intrigues ne tarissent pas entre les personnalités de l'opposition réformiste et la ligne dure de Kamenei.
Ahmadinejad qui subit les frondes du Parlement n'est toujours pas parvenu à former son gouvernement.
Le désordre est toujours aussi virulent parmi les théoconservateurs et entre les instances de l'appareil politique dont les communiqués de presse, les calomnies et les menaces interpersonnelles entretiennent une profonde confusion.
Mardi, un membre du Conseil des Gardiens a déclaré en présence du Guide Suprême, témoigner d'une tricherie très étendue dans les élections présidentielles.
Mercredi, l'Ayatollah Dastgheib (photo), a demandé une réunion d'urgence des 86 membres de l'Assemblée des Experts, s'en prenant ouvertement à l'autorité du Guide Suprême pour sa gestion de la crise post-électorale et à sa direction de la République Islamiste en général. Il a souligné que le devoir des Experts envers le peuple était de garantir la Constitution. "Je demande de manière amicale et avec les meilleures intentions, avant qu'il ne soit trop tard, que les Experts organisent une réunion pour sauver la situation, lesquels devraient discuter publiquement des questions que nous avons besoin d'examiner, et répondre aux désirs du peuple, ce qui est de leur devoir au regard de la Constitution... Ce qui devrait aussi répondre aux accusations du peuple, telles qu'énoncées par leurs représentants Mr Mousavi et Mr Kharoubi".
L'Assemblée des Experts, dirigée par Rafsanjani, a pouvoir de démettre le Guide Suprême.
(Source : enduring & niac)

Clotilde Reiss

Le point sur la situation actuelle de l'otage Française Clotilde Reiss résumé sur France 24 :

mercredi 12 août 2009

Ahmadi, mon Dieu !


La perle du jour par l'Ayatollah Mesbah-Yazdi (photo), qui a déclaré dans une réunion des artistes Basiji : "Une fois que le Président a reçu l'investiture du Guide Suprême, la sainteté du Guide Suprême lui est également transférée, par conséquent le peuple doit obéir au Président comme si il obéissait à Dieu".
(Source : enduringamerica & site du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique)

Rassemblement dans le Bazar au sud de Téhéran ce matin, présence policière très importante mais pas de heurts. Des tweeters font état d'un grand nombre de magasins fermés et de la présence de Zahra Rahnavard, épouse de Mir Hossein Moussavi.
A Mashad, fermeture des commerces du Bazar.

L'occupation du Bazar s'est poursuivie toute la journée à Téhéran, Tabriz, Mashad, Isfahan, Ahvaz et Shiraz a l'initiative du Mouvement Vert (Mousavi), sous la dénomination "Green shopping".
A Téhéran, 80% des commerces du Bazar ont fermé leurs portes.
Des affrontements Square Khordad lorsque des manifestants ont tenté de passer un barrage de police.
D'autres accrochages avec les basiji ont été signalés dans plusieurs endroits.
Plusieurs arrestations par les forces de sécurité et par la milice Basiji en civil.
Le Bazar des bijoux a été fermé.
La police demandait aux gens de ne pas stationner et de circuler, les empéchant de faire des achats.
Dans d'autres quartiers du Bazar, la police interdisait aux commerçants de fermer leur magasin.
A 15 heure locale un rassemblement important s'est formé près du Bazar couvert, Avenue 15 Khordad, pour donner le départ d'une manifestation.
Les manifestants scandaient "Mort au Dictateur", "Ce mauvais gouvernement est illégitime".
Les forces spéciales et la milice en civil frappaient les gens à Naser Khosro, Bouzar Jomehori et dans les rues conduisant au Bazar.
Un kiosque de la police a été partiellement détruit.
Une mère et son fils ont été violemment frappés par la police, d'autres personnes sont venues à leur secours et ont empêché leur arrestation.
De violents affrontements et des arrestations autour et à l'intérieur du Bazar sont signalés en fin de journée.
Images du Bazar de Téhéran :


Selon des sources sûres citées par Oxfordgirl, Rafsanjani aurait quitté sa résidence habituelle pour s'installer dans un lieu sûr tenu secret afin d'y organiser la résistance contre Khamenei.
Rafsanjani a demandé aux officiels que soient respectés les droits des détenus.

mardi 11 août 2009

Affrontements au Bazar de Téhéran.

Affrontements avec les forces de sécurité dans la zone commerciale du Bazar à Téhéran, ce mardi

Plusieurs Tweets font état de manifestations ce matin à 10 h (heure de Téhéran), dans le Bazar de Téhéran et dans ceux de plusieurs autres villes du pays, ce que semble confirmer cette vidéo publiée sur YouTube.

Libération de l'otage française


Les services de la Présidence de la République Française ont déclaré que Nazak Afshar l'employée de l'Ambassade de France en Iran traduite samedi devant le Tribunal islamique a été libérée ce mardi et que Nicolas Sarkozy s'était entretenu avec elle depuis sa libération. Il veut que les charges retenues contre elle soient allégées.
Selon la dépêche, Nicolas Sarkozy s'emploie maintenant à la libération rapide de Clotilde Reiss.
Il a remercié l'Union Européenne ainsi que ses amis et la Syrie pour leur soutien durant cette première phase.

Source : Associeted Press

Hachemi Rafsanjani.


Hachemi Rafsanjani est né le 15 Février 1934 à Nough en Iran dans une famille d'agriculteurs aisés. Il a suivi l'enseignement de l'Ayatollah Khomenei à Qom, la ville sainte de l'Islam chiite.
Par la suite, il a mené de front une carrière politique et celle d'un homme d'affaire qui lui vaut la réputation d'avoir une des plus belles fortunes du pays grâce à ses opérations immobilières et son négoce de la pistache.
En 1980, dès le début de la République Islamique de Khomenei, il est élu président du Parlement.
Durant la guerre avec l'Irak, de 1980 à 1988, il est le fondé de pouvoir de Khomenei au Conseil de la Guerre.
De Mars 1983 à Juin 1986, il se livre à un jeu de chantages et d'actions terroristes contre la France à propos de la dénonciation par Mitterand du contrat d'enrichissement d'uranium avec l'Iran (affaire Eurodif), à l'occasion de la prise de pouvoir de Khomenei. On lui attribue l'attentat de Beyrouth qui tuera 60 militaires français en 1983.
La France cédera au chantage en livrant 100.000 obus à l'Iran puis en lui versant 330 millions de Dollars et en expulsant Massoud Radjavi, chef des Moudjaidines du Peuple vers l'Irak.
En 1989, il lance des appels au terrorisme et demande aux Palestiniens du Hezbollah de tuer des Américains, des Anglais et des Français.
Dans l'affaire des otages du Liban, il négocie son aide pour leur libération directement avec George Bush en obtenant le versement des 12 milliards de Dollars représentant les avoirs iraniens bloqués depuis la mort du Chah en 1980 et il demande au Hezbollah de suspendre ses actions terroristes.
En 1989, il est élu Président de la République Islamique iranienne. Khatami est son Ministre de la Culture.
En 1993, il est réélu Président de la République sur un programme de développement économique et d'investissements intérieurs.
Il est alors farouchement opposé aux Réformateurs dont il juge les propositions de loi trop éloignées de l'Islam.
En 1997, il sera battu par Khatami qui sera Président jusqu'en 2005.
Aux élections présidentielles de 2005, il arrive en tête du premier tour avec 21% des voix contre 19% à Ahmadinejad. Il sera battu au second tour avec 36% des suffrages contre 62% à Ahmadinejad qui est élu et succède aux deux mandats de Khatami.
En 2006, il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international pour crime contre l'humanité délivré par la justice Argentine à propos de l'attentat antisémite d'Amia à Buenos Aires qui a détruit un bâtiment abritant plusieurs associations juives et a fait 84 morts et 230 blessés en Juillet 1994. Cet attentat serait une représaille contre la suspension en 1991 de l'aide nucléaire de l'Argentine, il aurait été commandité au Hezbollah par l'Iran.

Actuellement, il est président du Conseil de Discernement et de l'Assemblée des Experts.

Source : Wikipédia

Rafsanjani joue le défaussement.


Après plusieurs jours de confusion entretenue par des déclarations contradictoire, Hashemi Rafsanjani a publié sur son website qu'il n'assurera pas le sermon à la prière de vendredi prochain pour "éviter un possible conflit".
Son précédent sermon du 17 Juillet avait permis à la contestation populaire de se manifester dans les rues contre Khamenei et Ahmadinejad.
Le "Requin" estime-t-il que le mouvement réformiste vert est un échec, ou bien que la contestation a dépassé le cadre de la République Islamique et est devenu une menace pour elle ?
Selon le Gardian, cette annulation serait destinée à éviter une éventuelle arrestation de Moussavi, Karoubi, Khatami et leur comparution devant un procès public.

lundi 10 août 2009

Vers une dictature militaire.


Ahmadinejad a entrepris une purge du Ministère du Renseignement, balayant des personnalités de haut rang ayant des décades d'expérience en faveur des loyalistes, rapporte un député et le fils d'un ancien chef du Renseignement.
Ce remaniement souligne la profonde fracture et le désarroi au plus haut niveau de l'appareil de sécurité du pays depuis les élections du 12 Juin 2009.
C'est la plus importante purge depuis la formation de ce ministère en 1979.
"Ahmadinejad a pratiquement pris les commandes du plus important organe de sécurité du pays et s'est engagé dans une opération de représailles", déclare le fils de l'ancien Ministre du Renseignement Ali Younesi.
Des officiers du Corps des Gardiens de la Révolution alliés avec Ahmadinejad ont manoeuvré pour se débarrasser des Officiers supérieurs du puissant Ministère du Renseignement et de la Sécurité jugés déloyaux envers Ahmadinejad et ses alliés.
Certains analystes ont remarqué qu'Ahmadinejad était furieux contre le ministère après que son chef, Gholamhossein Mohseni-Ejei, se soit opposé aux confessions publiques des manifestants et des responsables politiques emprisonnés et ait permis à ses services de délivrer à Khamenei un rapport détaillant la fraude massive des l'élections.
Hossein Taeb and Ahmad Salek, deux ecclésiastiques de la ligne dure, favorables à Ahmadinejad et proches des Gardiens de la Révolution, contrôlent désormais l'immense infrastructure du Renseignement et de la surveillance électronique. Ce choix doit être approuvé par le Parlement et béni par le Guide Suprême Khamenei dans les prochains jours.
(Source : Los Angeles Times)

C'est bien dans la perspective de supprimer toute critique politique du régime que le procès spectacle de la centaine de manifestants pacifistes et de certains lieutenants du mouvement réformiste a été organisé. Il s'agit en effet de monter, ou plutôt de faire croire mais à qui, qu'il n'existe aucun mécontentement envers le gouvernement Khamenei-Ahmadinejad et que l'Iran est bien le paradis de l'Islam.
C'est bien aussi cette perspective totalitaire qui soutient depuis plusieurs semaines, la rumeur selon laquelle les principaux leaders de l'opposition réformiste (Moussavi, Karoubi et Khatami), devraient être arrêtés, jugés et châtiés.
Hier encore, le Général Yadollah Javani, chef du bureau politique du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (IRGC), a déclaré : "Si Mousavi, Khatami, Khoeiniha et Karroubi sont les principaux suspects susceptibles d'avoir été derrière la révolution de velours en Iran, ce qu'ils sont, nous espérons que la justice... s'intéresse à eux, les arrête, les mette au tribunal et les punisse conformément à la loi". Peu après, cette menace a plus ou moins été démentie par le service des relations publiques des IRGC, ce qui tendrait à montrer qu'il existe aussi des fractures au sein des Gardiens de la Révolution.
Depuis samedi les juges seraient saisis d'une plainte provenant de la commission de sécurité du Parlement pour traduire Moussavi au Tribunal pour avoir fomenté le soulèvement post-électoral. Ce lundi, Ali Larijani, porte-parole du Parlement qui a pris position contre le Gouvernement depuis le début de la crise, a exprimé son soutien à la demande d'enquête concernant les tortures et les viols des manifestants emprisonnés formulée par Karoubi et adressée à Rafsanjani. Ce soir, un membre du parlement déclarait que dans les conditions actuelles plus de la moitié des ministres n'obtiendraient pas un vote de confiance. Une autre bataille se déroule donc au Parlement entre Ahmadinejad et Larijani.

dimanche 9 août 2009

Ashraf.


Nouvelle vidéo (France 3) de l'attaque d'Ashraf le 29 Juillet.
(Cliquer sur la ligne ci-dessus)

Photo : Une victime de l'attaque d'Ashraf tuée par un bulldozer.

samedi 8 août 2009

Clotilde Reiss devant la Cours Islamique.



Le procès spectacle sur le soulèvement populaire consécutif à la fraude électorale a repris ce matin, il avait débuté le 1er Août avec la comparution d'une centaine d'accusés.

Parmi les accusés se trouve l'otage française Clotilde Reiss (photo), incarcérée depuis le 1er Juillet à la prison Evin de Téhéran, ainsi qu'une employée de l'Ambassade de France à Téhéran. Le Ministre des Affaires Etrangères a déclaré Samedi qu'il n'avait aucun commentaire à faire actuellement au sujet de Clotilde Reiss. Il a seulement précisé que le nom du membre de l'Ambassade de France détenu par les autorités iraniennes depuis mi-Juillet était Afshar.

Clotilde Reiss a déclaré au tribunal : "Je n'aurais pas dû aller aux manifestations illégales et je n'aurais pas dû envoyer les images. Je regrette. Donc je m'excuse auprès du peuple et du tribunal d'Iran et j'espère qu'ils me pardonneront". (Source : revolutionaryroad)

Hossein Rassam, membre de l'Ambassade Britannique, qui avait été libéré en Juillet contre une caution se trouve également parmi les accusés. Le Ministère des Affaires Etrangères Britannique a déclaré : "Cela est totalement inacceptable et contredit directement les assurances qui nous ont été données à maintes reprises par les autorités officielles iraniennes", il a ajouté : "Nous déplorons ces procès et les dites confessions de prisonniers qui ont été privés de leur droits humanitaires".
(Source : Agence Reuters)

Reportage de France 24 :


Une manifestation avec des accrochages avec la police se déroule autour du Tribunal. La manifestation a débuté vers 13 h (heure locale), par un rassemblement d'environ 800 personnes dont 120 à 130 membres des familles des accusés devant le Tribunal Révolutionnaire. La foule s'est peu à peu rassemblée lorsque les forces de sécurité sont soudainement intervenues et ont commencé à harceler et à insulter les gens. Vers 13h30 de nouvelles forces de sécurité se sont déployées autour du Tribunal et ont rempli les rues adjacentes. Les Gardes Révolutionnaires et les agents à moto sont devenus très menaçants mais les familles ont continué à scander des slogans "Mort au Dictateur". Ils ont amené les prisonniers en bus avec le visage couvert. La foule a continué à se rassembler et à marcher par groupes dans les endroits environnants pour atteindre trois à quatre mille personnes. Plusieurs ont été blessés par des coups de matraque, mais les commerçants leur venaient en aide par solidarité. (Source : iraniscc)
Des familles ont été arrêtées devant le tribunal.
Des affrontements dans la zone commerciale du Bazar, les gens refusent d'obéir et résistent à la police, des commerçants les soutiennent. Des groupes d'une centaine de manifestants tentent de les rejoindre. Les manifestants s'opposent aux forces de l'ordre qui utilisent des gaz lacrymogènes et les empêchent d'arrêter deux personnes.
Manifestations aussi dans le sud de Téhéran avec des affrontements.

Ce soir, pas d'éclairage dans les rues de Téhéran.

vendredi 7 août 2009


Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, vient d'adresser une lettre de félicitations à Mahmoud Ahmadinejad.
"La Commission Européenne n'a pas adressé de message de félicitations et n'a pas l'intention de le faire" a déclaré son porte-parole à Bruxelle (AFP).
Les Etats-Unis, la France, l'Allemagne et l'Angleterre déclarent qu'ils ne veulent pas adresser de message de félicitations au président iranien. (Source : WashingtonTV)
Journée de week-end calme, seul un petit rassemblement d'une centaine de personnes est signalé sur Twitter, place Enghelab à Téhéran. Par contre la contestation s'est transportée dans les montagnes Darband et Darake environnant Téhéran, lieu traditionnel de randonnée et de rassemblement de très nombreux Téhéranais. Les contestataires arboraient un insigne arc-en-ciel. Des manifestations sporadiques sont possibles durant la nuit à Téhéran et à Mashad. (Source : Oxfordgirl)

Ce soir, rue Gandi à Téhéran :

"Marg bar Diktator" (Mort au Dictateur).

jeudi 6 août 2009

Violentes manifestations cette nuit.

De nombreux Tweets rapportent des heurts violents cette nuit à Téhéran et à Mashad, tirs d'armes à feu sur les manifestants et jets de pierre sur les forces de sécurité.
Une base des Basiji attaquées par des manifestants rue Azadi, des coups de feu.
Une partie de Téhéran privé d'électricité.
Des coups de feu Square Narmak.
Des libanais parmis les forces de l'ordre.
Des arrestations Square Vanak.
Selon un témoin oculaire, cité par l'agence Reuters, des milliers de manifestants se pressaient Square Vanak en scandant "Mort au Dictateur" (Khamenei), d'autres klaxonnaient. Des milliers de policiers étaient là aussi qui leur ordonnaient de quitter les lieux sous peine d'être arrêtés. (Source : BBC)

Images de Téhéran cette nuit :


Square Vanak :